À compter de la session 2026, les copies du baccalauréat professionnel seront corrigées sous format dématérialisé.
Les collègues de Lettres-Histoire, Économie-Gestion, Économie-Droit et PSE sont d’ores et déjà convoqué·es à des formations en visioconférence afin de se familiariser avec ces nouvelles modalités. Pourtant, aucune décharge de service n’est prévue pour prendre en charge cette nouvelle organisation du travail.
Les enseignant·es devront donc assurer ces corrections en plus d’une fin d’année déjà particulièrement chargée : CCF, épreuves ponctuelles, oraux, cours, accompagnement du parcours en Y… Une surcharge de travail supplémentaire qui ne peut être ignorée.
Face à cette situation, certaines académies accordent des journées de décharge pour permettre aux correcteurs et correctrices d’exercer leur mission dans des conditions acceptables. Mais en l’absence de cadrage national, les pratiques varient d’une académie à l’autre, créant des inégalités de traitement inacceptables entre personnels.
De nombreux PLP alertent aujourd’hui sur une dégradation continue de leurs conditions de travail et sur les difficultés croissantes à mener l’ensemble de leurs missions dans des délais raisonnables.
Le SNUEP-FSU de Créteil a donc écrit ce jour à Monsieur le Recteur afin d’exiger la mise en place d’un cadrage académique garantissant à toutes et tous des conditions de correction respectueuses de leur charge de travail et compatibles avec l’exercice serein de leurs missions.
La dématérialisation ne doit pas se traduire par une dégradation supplémentaire des conditions de travail. Pas de corrections dématérialisées sans décharge !